L'accomplissement des obligations fiscales inhérentes à la cession d'un fonds de commerce soumis à la TVA nécessite un certain formalisme.
En premier lieu, le vendeur a l'obligation d'émettre une facture conforme aux dispositions légales et réglementaires. Cette facture, en plus de spécifier clairement que la transaction est assujettie à la TVA, doit également indiquer le montant précis de cette taxe, calculé sur le prix de vente du fonds de commerce.
Suite à cela, le vendeur est tenu de procéder à la déclaration et au versement de la TVA collectée à l'administration fiscale. En règle générale, en France, cette déclaration se fait soit mensuellement, soit trimestriellement, en fonction du régime de TVA auquel est soumise l'entreprise. Cette déclaration, réalisée à travers la déclaration de chiffre d'affaires (CA3 ou CA12), doit comporter la mention de la TVA collectée, dans la rubrique appropriée.
Par ailleurs, l'acheteur, s'il est un assujetti à la TVA, jouit du droit de déduire la TVA payée lors de l'achat du fonds de commerce, sous réserve que ce dernier soit utilisé pour des opérations donnant droit à déduction. La TVA déductible est alors déclarée sur sa propre déclaration de TVA.
En ce qui concerne le traitement comptable de la cession d'un fonds de commerce soumise à la TVA, il doit être effectué en suivant un certain nombre d'étapes.
Pour le vendeur, cela commence par l'enregistrement du produit de la vente dans un compte de produits, spécifiquement le compte 775 dédié aux "Produits des cessions d'éléments d'actifs". En outre, le vendeur doit également enregistrer la TVA collectée sur la vente dans un compte dédié, à savoir le compte 4457 intitulé "TVA collectée".
Du côté de l'acheteur, l'acquisition doit être enregistrée dans un compte d'immobilisations, précisément le compte 20 réservé aux "Immobilisations incorporelles". En cas de droit à déduction de la TVA, l'acheteur a également l'obligation d'enregistrer la TVA déductible dans un compte spécifique, soit le compte 4452 "TVA déductible sur immobilisations".
Il est à noter que toute opération de cession requiert une attention particulière et l'expertise d'un professionnel, qu'il s'agisse d'un expert-comptable ou d'un avocat spécialisé, afin de garantir un traitement adéquat aussi bien sur le plan fiscal que comptable.
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