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Avocat spécialiste du divorce à l’amiable à Paris : optez pour le divorce par consentement mutuel

Sommaire

Le divorce à l'amiable, c'est souvent la première option qu'on évoque quand un couple décide de se séparer — et pour cause. C'est, de loin, la procédure la moins longue, la moins coûteuse, et surtout la moins destructrice, pour les époux comme pour les enfants quand il y en a. Mais "à l'amiable" ne veut pas dire "sans avocat", ni "sans risque" — et c'est précisément là que beaucoup de couples se trompent, en signant des conventions mal rédigées dont ils mesurent les conséquences des années plus tard, parfois au moment d'un remariage ou d'une succession.

Au cabinet Boyer Haouzi, à Paris 12e, on reçoit régulièrement des clients qui arrivent avec une convention "trouvée sur internet" — et qui réalisent, trop tard, que certains points essentiels n'y figurent pas. C'est évitable, et c'est exactement ce qu'un avocat spécialisé en droit de la famille est là pour prévenir.

Le divorce par consentement mutuel — deux formes, une même logique

Depuis la loi du 18 novembre 2016, il existe en France deux façons de divorcer à l'amiable. La plus connue est le divorce par consentement mutuel conventionnel, dit "sans juge" : les deux époux s'accordent sur tous les aspects de la séparation — partage des biens, pension alimentaire, résidence des enfants, prestation compensatoire — et formalisent cet accord dans une convention de divorce rédigée par leurs avocats respectifs (chaque époux doit avoir le sien, c'est obligatoire), puis déposée chez un notaire. Pas d'audience, pas de juge, pas de tribunal. La procédure est rapide et discrète.

La seconde forme, moins connue, est le divorce par consentement mutuel judiciaire — applicable lorsqu'un enfant mineur demande à être entendu par le juge, ce qui réintroduit une audience devant le juge aux affaires familiales. La procédure est un peu plus longue, mais l'esprit reste le même : les deux époux sont d'accord sur le principe et sur les conséquences de la séparation.

Vérifier si votre divorce peut se faire à l’amiable

Les étapes concrètes d'un divorce à l'amiable à Paris

De prime abord, la procédure peut sembler simple. Dans les faits, elle demande une organisation rigoureuse — et c'est souvent l'avocat qui en assure la coordination entre les deux parties, les deux cabinets et le notaire.

1. Consultation initiale
Chaque époux consulte son propre avocat, séparément. C'est la règle : un avocat ne peut pas représenter les deux parties simultanément. C'est aussi l'occasion, pour chacun, d'évaluer ses droits et d'identifier les points susceptibles de poser problème avant même d'entamer les négociations.

2. Négociation et rédaction de la convention
Les deux avocats échangent jusqu'à trouver un accord sur l'ensemble des points : garde des enfants, droit de visite, pension alimentaire, prestation compensatoire, partage des biens mobiliers et immobiliers. C'est souvent la phase la plus longue, surtout quand il y a un bien immobilier commun à évaluer ou des situations patrimoniales complexes.

3. Délai de réflexion obligatoire de 15 jours
Une fois la convention rédigée et envoyée aux deux époux, un délai incompressible de 15 jours s'écoule avant que chacun puisse la contresigner définitivement. Ce délai existe pour prévenir les décisions prises sous pression — et il ne peut pas être raccourci, même si les deux parties sont pressées.

4. Dépôt chez le notaire
La convention contresignée est déposée chez un notaire, qui lui confère force exécutoire. C'est à ce moment que le divorce est officiellement prononcé. Le notaire facture ses propres honoraires (environ 50 € HT), indépendamment de ceux des avocats.

5. Transcription à l'état civil
Le divorce est ensuite transcrit sur les actes de mariage des deux époux, ce qui clôture officiellement la procédure. De la première consultation au dépôt chez le notaire, comptez en général entre 2 et 4 mois lorsque la situation est simple et que les deux parties restent constructives.

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Combien cela coûte t'il réellement ?

C'est la question qu'on nous pose le plus souvent — et c'est légitime. Le coût d'un divorce à l'amiable dépend essentiellement de deux facteurs : la présence ou non de biens à partager, et le niveau de complexité des négociations.

Divorce sans enfant commun ni bien immobilier : entre 500 et 1 500 € HT par époux, selon les diligences nécessaires.

Divorce avec enfants et/ou prestation compensatoire : entre 1 500 et 3 500 € HT par époux — les négociations sur la garde et les modalités financières allongent le travail.

Divorce avec bien immobilier à partager : la liquidation du régime matrimonial s'ajoute au travail de l'avocat, et nécessite en général l'intervention d'un notaire pour l'acte de partage. La fourchette monte entre 2 000 et 5 000 € HT par époux, voire davantage selon la valeur des biens.

À ces honoraires d'avocat s'ajoutent les frais de notaire (dépôt de la convention : environ 50 € HT) et, s'il y a un bien immobilier, les droits de partage (actuellement 2,5 % de la valeur nette du bien). On précise toujours à nos clients que ces fourchettes sont indicatives — une convention d'honoraires précise est remise et signée avant toute intervention. Si vous disposez d'une assurance protection juridique, vérifiez votre contrat : une prise en charge partielle est fréquemment possible. L'aide juridictionnelle peut également intervenir si vos ressources le permettent.

Pour aller plus loin sur les tarifs selon votre situation : honoraires avocat droit de la famille Paris.

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Que se passe-t-il s'il y a des enfants mineurs ?

C'est souvent le point qui complique le plus les négociations — et le plus important à bien cadrer, parce qu'une convention mal rédigée sur la garde ou la pension alimentaire peut donner lieu à des contentieux des années plus tard.

Dans le cadre d'un divorce à l'amiable, les parents s'accordent librement sur la résidence des enfants (résidence principale chez l'un, garde alternée, ou autre modalité), sur le droit de visite et d'hébergement, et sur le montant de la pension alimentaire. Ces décisions sont intégrées dans la convention de divorce et ont force exécutoire une fois déposées chez le notaire — ce qui signifie qu'en cas de non-paiement de la pension, il est possible de faire saisir directement les revenus du débiteur sans passer par un nouveau procès.

Un point souvent méconnu : si l'un des enfants mineurs demande à être entendu par un juge, la procédure bascule automatiquement vers le divorce judiciaire. L'accord des parents sur le fond reste entier — seule la forme change, avec l'introduction d'une audience devant le juge aux affaires familiales.

Faire encadrer juridiquement la garde et la pension

Divorce à l'amiable ou divorce contentieux — comment choisir ?

La réponse n'est pas toujours évidente. Le divorce à l'amiable est envisageable dès lors que les deux époux sont d'accord sur le principe de la séparation et arrivent — avec l'aide de leurs avocats — à s'entendre sur les conséquences. Ce n'est pas parce qu'il y a des tensions ou des désaccords initiaux que la voie amiable est fermée : dans beaucoup de dossiers, c'est précisément le travail des avocats de trouver un terrain d'accord là où les époux, seuls, n'y parviendraient pas.

En revanche, si l'un des époux refuse catégoriquement le divorce, conteste violemment les modalités financières ou fait preuve de mauvaise foi manifeste, un divorce contentieux — pour faute, pour altération du lien conjugal ou divorce accepté — sera inévitable. Dans ce cas, comptez une procédure de 12 à 36 mois selon la juridiction et le niveau de conflit, et des honoraires sensiblement plus élevés.

Pour en savoir plus sur les autres formes de divorce : le divorce par contentieux — 3 types de divorces.

Questions fréquentes sur le divorce à l'amiable

Faut-il obligatoirement deux avocats différents ? Oui, c'est une obligation légale depuis 2017. Chaque époux doit être représenté par son propre avocat, qui veille à ses intérêts personnels. Un seul avocat pour les deux est interdit — même si les époux sont en parfait accord.

Peut-on divorcer à l'amiable si on est propriétaires d'un appartement ? Oui, tout à fait — mais la liquidation du régime matrimonial et le partage du bien nécessitent une coordination avec un notaire, ce qui allonge un peu la procédure et en augmente le coût global. C'est un point qu'on anticipe dès la première consultation pour éviter les surprises en cours de route.

Que se passe-t-il si l'un des époux change d'avis pendant la procédure ? Jusqu'à la contresignature définitive — c'est-à-dire jusqu'à l'expiration du délai de réflexion de 15 jours — chaque époux peut se rétracter librement. La procédure est alors abandonnée, ou reprise si les deux parties souhaitent négocier à nouveau.

Combien de temps dure un divorce à l'amiable ? En général, entre 2 et 4 mois lorsque la situation est simple. Ce délai peut s'allonger si les négociations sont complexes, s'il y a un bien immobilier à évaluer, ou si l'un des époux tarde à répondre à son avocat — ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit.

Le divorce à l'amiable est-il valable si on s'est mariés à l'étranger ? En général oui, sous réserve des règles de droit international privé applicables selon les nationalités des époux et le pays du mariage. C'est un point à vérifier impérativement dès la première consultation.

Peut-on modifier la convention après le divorce ? Certains éléments peuvent être révisés ultérieurement — notamment la pension alimentaire en cas de changement de situation — mais d'autres sont définitifs une fois la convention déposée. C'est une raison supplémentaire de bien rédiger la convention dès le départ plutôt que de vouloir la corriger après coup.

Évaluer la procédure de divorce la plus adaptée

Cabinet Boyer Haouzi — avocat divorce à l'amiable Paris 12e

Mon cabinet est situé à Paris 12e et je reçois des clients venant de tout Paris et de toute l'Île-de-France — Vincennes, Charenton-le-Pont, Saint-Mandé, Montreuil, Nogent-sur-Marne, Créteil, mais aussi Boulogne-Billancourt, Versailles ou Bobigny selon les situations. La première consultation se tient à tarif aménagé : c'est le moment de faire le point ensemble sur votre situation, d'évaluer la faisabilité d'un accord amiable, et de vous donner une estimation honnête des honoraires avant d'engager quoi que ce soit.

Opter pour un divorce à l'amiable ne signifie pas négliger vos droits. Mon rôle est précisément de veiller à ce que la convention vous protège sur le long terme — pas seulement aujourd'hui, mais aussi dans dix ans, quand les enfants seront majeurs ou quand l'un de vous souhaitera revendre le bien commun. C'est, en effet, ce qu'on vérifie systématiquement avant de signer.

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