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Dans un divorce pour violence conjugale, quelles sont les étapes cruciales à respecter ? Réponse de l'Avocat

En tant qu'avocate spécialiste des femmes victimes de violences conjugales, dans le cadre d'une procédure de divorce pour cette cause, il est crucial d'actionner plusieurs leviers pour protéger efficacement et soutenir la victime pendant tout le processus de divorce. Voici quelques éléments clés que je prends systématiquement en considération.

Il faut savoir qu'il est possible de demander une ordonnance de protection sans avoir porté plainte au préalable. L'ordonnance de protection est une mesure mise en place pour protéger les victimes de violences conjugales, même si elles n'ont pas encore engagé de poursuites pénales contre l'auteur des violences. Si le juge estime qu'elle est justifiée, cela permettra presque à coup sûr d'obtenir satisfaction dans le cadre d'un divorce pour violences conjugales.

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Les premières étapes du divorce pour violence conjugale

Obtenir en urgence une ordonnance de protection pour la victime

En cas de violence conjugale, la première étape consiste souvent à obtenir une ordonnance de protection ou de non-contact contre l'époux abusif. Cela peut contribuer à assurer la protection de la victime tout au long de la procédure de divorce pour faute suite à violences conjugales.
Par exemple, dans l'affaire "TGI de Bobigny, 1er avril 2011", le juge a accordé une ordonnance de protection à une femme victime de violences conjugales par son conjoint, en lui accordant la jouissance du domicile conjugal et en interdisant à l'époux violent de l'approcher.

Dans tous les cas, faire constater les blessures est indispensable

Les victimes de violences conjugales ont plusieurs options pour faire constater leurs blessures. Chaque méthode a ses avantages et peut être utilisée selon la situation :

  • Le médecin traitant est souvent le premier recours. Il peut examiner la victime et établir un certificat médical détaillant les blessures observées.
  • Les services d'urgence des hôpitaux sont également équipés pour ces constats. Ils peuvent prendre en charge les blessures graves et fournir un rapport médical indispensable pour votre divorce pour violence conjugale.
  • Les unités médico-judiciaires (UMJ) sont spécialisées dans ce type d'examens. Elles offrent une expertise médicale et légale précieuse pour les procédures judiciaires. Le juge prendra de manière plus sérieuse en compte ce type d'expertise dans le cadre d'un divorce pour violences conjugales.
  • La police ou la gendarmerie peut orienter la victime vers un médecin légiste. Celui-ci réalisera un examen approfondi et rédigera un rapport détaillé.
  • Certaines associations d'aide aux victimes proposent des consultations médicales. Elles peuvent aider à obtenir un certificat médical et offrir un soutien psychologique.
  • Il est important de faire constater les blessures rapidement après l'agression par le conjoint violent. Les preuves physiques peuvent disparaître avec le temps, affaiblissant le dossier pour votre divorce pour violence.
  • Les photos des blessures, prises par la victime ou un proche, peuvent compléter le constat médical. Elles doivent être datées et conservées soigneusement.


Dans tous les cas, le certificat médical doit décrire précisément les lésions. Il peut aussi mentionner l'état psychologique de la victime et l'incapacité totale de travail (ITT), élément important qui comptera dans le cadre de la procédure de divorce fautif pour violences conjugales.

Documenter les preuves de violence conjugale

Il est essentiel de rassembler toutes les preuves possibles de la violence, y compris les rapports de police, les dossiers médicaux, les photographies des blessures, les messages textuels, les e-mails et les témoignages de témoins. Ces éléments peuvent jouer un rôle clé dans la détermination de la garde des enfants et de la pension alimentaire qui sera fixée par le Juge aux Affaires Familiales.
Dans l'affaire "CA de Rennes, 4 juin 2013" par exemple, la cour a tenu compte des preuves fournies par la victime, y compris les rapports médicaux et les témoignages de voisins, pour statuer en sa faveur.

Demandez un conseil d'avocat en divorce pour violences

L’importance du dépôt de plainte pour un divorce pour violence conjugale

Lorsque vous êtes victime de violences conjugales, il est essentiel d’agir rapidement pour garantir votre sécurité et faire valoir vos droits. Le dépôt de plainte auprès des autorités compétentes – police ou gendarmerie – constitue une étape fondamentale dans ce processus. Ce geste, parfois difficile, représente une avancée majeure pour vous protéger et pour que justice soit rendue. 

Pourquoi déposer plainte pour violences conjugales ?

Porter plainte est indispensable pour plusieurs raisons : 

  • Votre sécurité : La plainte permet de signaler officiellement les faits aux autorités, qui peuvent prendre des mesures immédiates pour garantir votre protection. Par exemple, une ordonnance de protection peut être délivrée par le juge afin d’éloigner l’auteur des violences de votre domicile.
  • Engager des poursuites pénales : Déposer plainte est le premier pas pour que l’auteur des violences soit poursuivi en justice et qu’il réponde de ses actes. Selon la gravité des faits, des sanctions pénales peuvent être prononcées, comme une peine de prison ou une amende.
  • Renforcer votre dossier de divorce : Si vous envisagez de divorcer pour faute, une plainte pour violences conjugales constitue une preuve juridique importante dans la procédure. Elle atteste du comportement fautif de votre conjoint et peut influencer les décisions relatives à la garde des enfants, à la pension alimentaire ou au partage des biens.

Comment déposer une plainte pour violence conjugale ?

  • Rendez-vous dans un commissariat ou une gendarmerie : Sur place, un officier prendra votre déposition et décrira en détail les violences que vous avez subies. Vous avez le droit d’être accompagnée par une personne de confiance ou par un avocat pour cette démarche.
  • Demandez un récépissé de dépôt de plainte : Ce document officiel est la preuve que votre plainte a été enregistrée. Conservez-le précieusement, car il sera utile tout au long de la procédure judiciaire.

Si vous hésitez à porter plainte

Il est normal d’éprouver des doutes ou des craintes face à une telle démarche. Sachez que de nombreuses associations, comme le 3919, peuvent vous accompagner et vous soutenir à chaque étape. Vous n’êtes pas seule, et des professionnels sont là pour vous aider.

En prenant l’initiative de déposer plainte, vous posez un acte fort pour vous-même et pour votre futur divorce, mais aussi pour protéger vos enfants si vous en avez. Vous affirmez ainsi votre droit à vivre dans la dignité et sans peur. Le chemin peut sembler difficile, mais il est essentiel pour construire un avenir plus serein. 

Votre courage est une force : en portant plainte pour violence conjugale, vous commencez à reprendre le contrôle de votre vie. Si vous avez besoin d’un soutien juridique personnalisé, je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette procédure et défendre vos intérêts.

Votre avocate vous aide pour le dépôt de plainte

La procédure continuera après le dépôt de plainte comme suit (aide d'un avocat conseillée...) :

Si vous êtes victime de violences conjugales et que vous voulez divorcer pour faute, après avoir déposé une plainte, voici les autres étapes du développement à venir pour vous.

Enquête judiciaire et décision du procureur

Suite à votre dépôt de plainte, une enquête sera ouverte par les autorités. Voici ce qui peut se passer :

  • Les auditions : Vous serez entendue par les forces de l’ordre, tout comme votre conjoint et, si nécessaire, des témoins. Ce moment est important pour détailler les violences subies et fournir des preuves ou des éléments qui peuvent appuyer votre témoignage.

  • La décision du procureur : une fois l'enquête terminée, le procureur pourra :

Classer l’affaire sans suite s’il juge qu’il n’y a pas assez de preuves.

Engager des poursuites pénales contre votre conjoint violent, soit par une convocation devant un tribunal, une comparution immédiate ou l’ouverture d’une information judiciaire.

Proposer des mesures de protection provisoires telles qu’une interdiction de contact ou un éloignement immédiat de votre conjoint.

Demande d'ordonnance de protection

Pour votre sécurité, vous pouvez demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette demande peut être faite parallèlement ou après le dépôt de plainte.

  • Qu’est-ce qu’une ordonnance de protection ? C’est une décision rapide, généralement rendue en moins de 6 jours, qui vise à éloigner votre conjoint violent. Par exemple, il peut se voir interdire de vous approcher ou être expulsé du domicile conjugal.
  • Autres avantages de l’ordonnance de protection : Elle permet aussi de régler temporairement certaines questions comme la garde des enfants ou le versement d’une pension alimentaire.

Cette étape est très importante, car elle a pour vocation de garantir votre sécurité et celle de vos enfants, tout en organisant les premières mesures pratiques après votre séparation.

Lancement de la procédure de divorce pour violence conjugale

Une fois ces premières mesures en place, vous devrez engager la procédure de divorce.

  • Choisissez le type de divorce : Dans un contexte de violences conjugales, vous pouvez demander un divorce pour faute, en mettant en avant les violences subies. Ce type de divorce implique de prouver les faits devant le juge.
  • Assignation en divorce : Votre avocat introduira la procédure en justice en adressant une assignation à votre conjoint.
  • Audience de tentative de conciliation : Même dans les cas graves, cette audience est obligatoire. Le juge écoutera les deux parties pour tenter de trouver un accord temporaire sur des points comme la résidence des enfants ou les ressources financières. Si aucun accord n’est trouvé, la procédure contentieuse suivra son cours.
  • Audience sur le fond : Cette étape finale permet au juge de statuer sur la dissolution de votre mariage ainsi que sur les conséquences : garde des enfants, pension alimentaire, partage des biens et indemnisation pour les préjudices subis.

Préparez-vous psychologiquement pour ces étapes, la procédure est longue, mais elle vaut le coup d'être amenée à son terme, tant pour votre sauvegarde que pour celle de vos éventuels enfants. 

Premier rendez-vous à tarif spécial pour votre procédure de divorce pour violence conjugale

Conséquences juridiques pour votre conjoint violent

Votre conjoint peut être poursuivi à la fois au civil et au pénal.

  • Au civil : Le juge peut ordonner des mesures telles que :
    • Une réparation financière pour les préjudices que vous avez subis (préjudice moral ou matériel).
    • La garde exclusive des enfants si votre conjoint représente un danger pour eux.
  • Au pénal : Si le dossier pénal aboutit, votre conjoint risque des peines comme de l’emprisonnement, une amende ou une interdiction d’exercer certains droits, comme celui de porter une arme. Ces sanctions visent à prévenir toute récidive.

Exécution des jugements

Une fois le divorce pour faute (violence conjugale) prononcé, il est important de s’assurer que toutes les décisions judiciaires sont bien appliquées.

  • Expulsion du conjoint : Si une ordonnance d’expulsion a été prononcée, elle devra être exécutée rapidement, avec l’aide d’un huissier ou des forces de l’ordre si nécessaire.
  • Paiement des pensions : Si une pension alimentaire ou une prestation compensatoire a été décidée, elle devra être versée selon les modalités prévues.
  • Suivi des mesures : Certaines mesures, comme une interdiction de contact, peuvent faire l’objet d’un suivi par les autorités pour garantir votre sécurité.

Sachez que si vous passez à l'action pour votre divorce pour violences conjugales, à Paris mais partout en Île-de-France, je suis à même de vous proposer des services d'avocate particulièrement attentive à ce sujet spécifique, rompue à la défense des femmes battues depuis de nombreuses années. 
Les avis disponibles sur mon cabinet d'avocat témoignent de la réalité de mon engagement sans faille dans le cadre des divorces pour violences conjugales qui me sont confiés. Votre premier entretien avec moi vous sera proposé avec une tarification aménagée, contactez mon cabinet situé à Paris 12, n'hésitez pas.

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