En tant qu'avocate spécialiste des femmes victimes de violences conjugales, dans le cadre d'une procédure de divorce pour cette cause, il est crucial d'actionner plusieurs leviers pour protéger efficacement et soutenir la victime pendant tout le processus de divorce. Voici quelques éléments clés que je prends systématiquement en considération.
Il faut savoir qu'il est possible de demander une ordonnance de protection sans avoir porté plainte au préalable. L'ordonnance de protection est une mesure mise en place pour protéger les victimes de violences conjugales, même si elles n'ont pas encore engagé de poursuites pénales contre l'auteur des violences. Si le juge estime qu'elle est justifiée, cela permettra presque à coup sûr d'obtenir satisfaction dans le cadre d'un divorce pour violences conjugales.
Obtenir en urgence une ordonnance de protection pour la victime
En cas de violence conjugale, la première étape consiste souvent à obtenir une ordonnance de protection ou de non-contact contre l'époux abusif. Cela peut contribuer à assurer la protection de la victime tout au long de la procédure de divorce pour faute suite à violences conjugales.
Par exemple, dans l'affaire "TGI de Bobigny, 1er avril 2011", le juge a accordé une ordonnance de protection à une femme victime de violences conjugales par son conjoint, en lui accordant la jouissance du domicile conjugal et en interdisant à l'époux violent de l'approcher.
Les victimes de violences conjugales ont plusieurs options pour faire constater leurs blessures. Chaque méthode a ses avantages et peut être utilisée selon la situation :
Dans tous les cas, le certificat médical doit décrire précisément les lésions. Il peut aussi mentionner l'état psychologique de la victime et l'incapacité totale de travail (ITT), élément important qui comptera dans le cadre de la procédure de divorce fautif pour violences conjugales.
Il est essentiel de rassembler toutes les preuves possibles de la violence, y compris les rapports de police, les dossiers médicaux, les photographies des blessures, les messages textuels, les e-mails et les témoignages de témoins. Ces éléments peuvent jouer un rôle clé dans la détermination de la garde des enfants et de la pension alimentaire qui sera fixée par le Juge aux Affaires Familiales.
Dans l'affaire "CA de Rennes, 4 juin 2013" par exemple, la cour a tenu compte des preuves fournies par la victime, y compris les rapports médicaux et les témoignages de voisins, pour statuer en sa faveur.
Lorsque vous êtes victime de violences conjugales, il est essentiel d’agir rapidement pour garantir votre sécurité et faire valoir vos droits. Le dépôt de plainte auprès des autorités compétentes – police ou gendarmerie – constitue une étape fondamentale dans ce processus. Ce geste, parfois difficile, représente une avancée majeure pour vous protéger et pour que justice soit rendue.
Porter plainte est indispensable pour plusieurs raisons :
Il est normal d’éprouver des doutes ou des craintes face à une telle démarche. Sachez que de nombreuses associations, comme le 3919, peuvent vous accompagner et vous soutenir à chaque étape. Vous n’êtes pas seule, et des professionnels sont là pour vous aider.
En prenant l’initiative de déposer plainte, vous posez un acte fort pour vous-même et pour votre futur divorce, mais aussi pour protéger vos enfants si vous en avez. Vous affirmez ainsi votre droit à vivre dans la dignité et sans peur. Le chemin peut sembler difficile, mais il est essentiel pour construire un avenir plus serein.
Votre courage est une force : en portant plainte pour violence conjugale, vous commencez à reprendre le contrôle de votre vie. Si vous avez besoin d’un soutien juridique personnalisé, je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette procédure et défendre vos intérêts.
Si vous êtes victime de violences conjugales et que vous voulez divorcer pour faute, après avoir déposé une plainte, voici les autres étapes du développement à venir pour vous.
Suite à votre dépôt de plainte, une enquête sera ouverte par les autorités. Voici ce qui peut se passer :
Classer l’affaire sans suite s’il juge qu’il n’y a pas assez de preuves.
Engager des poursuites pénales contre votre conjoint violent, soit par une convocation devant un tribunal, une comparution immédiate ou l’ouverture d’une information judiciaire.
Proposer des mesures de protection provisoires telles qu’une interdiction de contact ou un éloignement immédiat de votre conjoint.
Pour votre sécurité, vous pouvez demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette demande peut être faite parallèlement ou après le dépôt de plainte.
Cette étape est très importante, car elle a pour vocation de garantir votre sécurité et celle de vos enfants, tout en organisant les premières mesures pratiques après votre séparation.
Une fois ces premières mesures en place, vous devrez engager la procédure de divorce.
Préparez-vous psychologiquement pour ces étapes, la procédure est longue, mais elle vaut le coup d'être amenée à son terme, tant pour votre sauvegarde que pour celle de vos éventuels enfants.
Votre conjoint peut être poursuivi à la fois au civil et au pénal.
Une fois le divorce pour faute (violence conjugale) prononcé, il est important de s’assurer que toutes les décisions judiciaires sont bien appliquées.
Sachez que si vous passez à l'action pour votre divorce pour violences conjugales, à Paris mais partout en Île-de-France, je suis à même de vous proposer des services d'avocate particulièrement attentive à ce sujet spécifique, rompue à la défense des femmes battues depuis de nombreuses années.
Les avis disponibles sur mon cabinet d'avocat témoignent de la réalité de mon engagement sans faille dans le cadre des divorces pour violences conjugales qui me sont confiés. Votre premier entretien avec moi vous sera proposé avec une tarification aménagée, contactez mon cabinet situé à Paris 12, n'hésitez pas.